Hala Fadel 

Meet Hala Fadel
Managing partner at Eurazeo
Board member at MIT

Les portraits des femmes membres de Women In Finance France... les WIF voices qui nous inspirent 

En mai, les dîners exclusifs Women In Finance France ont fait leur retour ! Pour cette édition, nous étions toutes et tous réunis autour d’une invitée au parcours hors-norme : ladies and gentlemen, Hala Fadel

De beaux échanges, et un moment unique quand Hala a pris la parole pour nous raconter son histoire - celle d’une femme déterminée, passionnée, dédiée à l’innovation et au bien commun.

Son prénom, dit-elle en préambule, a toujours suscité la même question : “Mais d’où viens-tu Hala ?” Elle en a fait sa plus grande force ; car aujourd’hui, c’est aux quatre coins du monde, de Londres à Paris, des Etats-Unis au Moyen Orient, qu’elle impose son style.

Mais alors, qui es-tu, Hala ?


Hala Fadel

« C’est pendant mon échange à Berkeley, dans les années 90, que j’ai attrapé le virus de la tech »

Les États-Unis sont au cœur de son histoire. Diplômée d’HEC Paris et du Massachusetts Institute of Technology, Hala a aussi réalisé un échange à Berkeley, aux prémices de la révolution technologique. Dans cet univers, elle a pu exprimer sa liberté et son désir d’innover, en menant ses premières aventures entrepreneuriales aux US. Elle a notamment co-fondé Leap Ventures, gestionnaire dédié aux investissements dans des startups de la tech européenne.

Une vision humaniste de la finance

Chez Comgest, où elle a notamment tenté de créer le programme de Private Growth Equity, Hala a travaillé 15 ans. Là-bas, elle se souvient avec grande conviction d’une culture d’entreprise "démocratique, très peu hiérarchique et transparente” Au sein d’Eurazeo Growth, elle impose aujourd’hui ce sens de la redistribution, de l’écoute et du partage : "Les rémunérations sont transparentes dans mon équipe (…) Je veux que l’on se concentre sur les projets avant tout” Un pas de côté pas si évident, et sûrement la meilleure démonstration de sa force tranquille.

Une femme engagée pour l’égalité d’accès à l’excellence académique

L'histoire de son arrivée au board du MIT est digne d’un film d’action. Ancienne élève de l’école, Hala en était restée proche. Après le Muslim Ban de 2019, elle aide 4 étudiants coincés au Moyen Orient à regagner l’école. Peu après, on lui propose de siéger au board. Ce qui anime par-dessus tout Hala, c’est l’ADN profondément méritocratique du MIT : "60% des étudiants ont des parents qui ne sont pas allés à l’université, c’est vraiment unique dans les top universités américaines".

Et puis, laissons lui ce joli mot de la fin : "Les pessimistes ont souvent raison, mais les optimismes sont ceux qui ont le pouvoir de changer le monde!"